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Le tombeau de Guillaume III

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Guillaume III décède le 4 septembre 1223 et est inhumé au milieu de la Collégiale.

Selon les écrits de Guérin : Le monument érigé se composait d’ «  une figure en tuffeau, de taille de grandeur humaine, couchée sur une espèce de lit posé sur six piliers, le tout d’environ deux pieds et demi de hauteur (76 cm) ».
En l’année 1735, ce tombeau ayant été déformé par la mollesse de la pierre, Messieurs du Chapitre le firent enfouir au même lieu, et firent mettre une plaque de cuivre portant « tombeau de Guillaume III de La Guerche, 1206 ».

Précisons que cette dernière date est celle de la Fondation de la Collégiale et non celle du décès du fondateur qui mourut le 4 septembre 1223.

La plaque de cuivre identifiant la sépulture de Guillaume III a disparu au fil du temps.
- 30 août 1888 : en creusant les fondations pour le nouveau maître-autel, le tombeau est découvert. Le bras droit, les jambes, les six colonnettes n’existent plus. La tête et le chien couché à ses pieds sont fortement mutilés.
- 29 septembre 1888 : l’architecte Arthur Regnault, chargé des travaux du nouvel autel, écrit au chanoine Guillotin de Corson au sujet de Guillaume III. Il ne lui cache pas qu’il « s’effraye de le voir complété et par conséquent défiguré » et demande de lui venir en aide.
- 16 octobre 1888 : le chanoine, contre l’avis de l’architecte, est favorable à la restauration du monument, à condition de faire appel à une matière solide (non en plâtre) et à un véritable artiste. Regnault rétorque alors par cette question : « Quelle figure lui mettra-t-on ? Celle du curé de La Guerche ou celle de notre bon chanoine ? Une figure de fantaisie, précise-t-il, quelle qu’elle soit, gâtera tout, et s’il fallait compléter le monument, la préférence serait qu’on ne puisse (ou qu’a de légères différences) distinguer le vieux du neuf. »
- 14 février 1890 : Monsieur de LA BORDERIE fait une visite auprès de GUILLAUME III, chez Monsieur Goupil, sculpteur à Rennes, a qui avait été confiée la restauration.
- 12 avril 1890 : Monsieur GOUPIL avertit Monsieur REGNAULT que certains de ces Messieurs semblaient d’avis d’une restauration en plâtre. L’architecte semble heureux de cette solution qui ne compromettrait rien. Le sculpteur attend des ordres.
- 14 mai 1890 : finalement, la statue de Guillaume III restant sans changements est placée sous l’égout d’un toit, et est souvent chargée de barils et autres objets.

Maquette du tombeau de Guillaume III conservée au Musée de Rennes

- 3 septembre 1890 : Monsieur REGNAULT envoie les croquis de l’enfeu (la niche funéraire) qu’il propose de construire dans le chœur pour loger la statue.
-23 septembre 1890 : Monsieur GOUPIL fait une maquette pour étudier la restauration. A cette date, le travail n’a pas commencé.
- 13 décembre 1890 : la statue de Guillaume III est complétée par de la terre (en attendant mieux), et l’architecte trouve la restauration très heureuse et du plus bel effet.
Ces messieurs de la Société Archéologique donnent la direction Artistique à Monsieur Goupil qui s’est jusque là occupé sérieusement du monument. Mais il tombe malade d’une fluxion de poitrine et meurt en janvier 1891. Madame Goupil continue son œuvre.
- Décembre 1891 : la restauration est achevée.

Depuis, le monument restauré est placé dans une sorte d’enfeu, sous une arcade à gauche du maître-autel.
Guillaume III y est représenté un coussin sous la tête, étendu sur un lit dont la bordure est garnie de petits écussons en pointe, revêtu de son armure (cotte de maille, épée et bouclier).
À ses pieds repose un chien, symbole de fidélité, et deux anges en prières sont agenouillés près de la tête du pieux fondateur de la Collégiale.

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Mis à jour le jeudi 6 février 2020